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Améliorer l'éducation de nos enfants et donner un accès à la culture pour tous

Pour une école qui garantisse la réussite de tous et l’excellence de chacun.
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Pour une école qui garantisse la réussite de tous et l’excellence de chacun.

Face aux multiples défis auxquels la France et les Français sont confrontés, l’école est le combat premier. Seule l’éducation pourra garantir la cohésion sociale et la prospérité de la France, offrir à chacun la possibilité de se réaliser grâce à une école plus juste et plus soucieuse de l’accompagnement comme de l’orientation de chaque élève.

Les élèves sont trop souvent les oubliés des réformes de notre Education Nationale. Notre principal objectif, celui qui doit présider à toute décision, c’est donc avant tout la réussite et l’épanouissement de chaque élève.

 

Objectif 1 : Faire de la crèche un instrument de lutte contre les inégalités.

Aujourd’hui, les bienfaits de la crèche sur la socialisation, l’éveil et le développement du langage des jeunes enfants sont reconnus. Mais seule une famille sur deux qui souhaite que son enfant soit accueilli en crèche obtient une place.

Demain, un accès accru et plus équitable aux crèches, pour une plus grande égalité des chances.

  • Nous maintiendrons un rythme élevé de création de places en crèche.

  • Pour que les familles soient à égalité face aux modes de garde des enfants et empêcher les passe-droits, nous obligerons les communes à publier en ligne leurs critères d’attribution des places de crèche, puis à mettre en place systématiquement un système de cotation des demandes.

  • Nous orienterons progressivement les critères d’attribution vers des règles plus équitables et modulerons les financements nationaux selon le poids accordé par la commune aux critères sociaux.

Objectif 2 : Donner la priorité à l’apprentissage des fondamentaux "lire, écrire, compter" dans le pré-scolaire, en maternelle et au primaire.

Aujourd’hui, de trop nombreux élèves quittent l’école primaire sans maîtriser les fondamentaux ; plus grave encore, ceux qui éprouvent des difficultés sont souvent condamnés dès le plus jeune âge à l’échec scolaire.

Demain : un accompagnement renforcé et une individualisation des apprentissages, dès la maternelle, afin de donner à chacun la possibilité de réussir.

  • Nous diviserons par deux les effectifs des classes de CP et de CE1 en REP et REP+, mesure la plus importante prise en faveur de l’éducation prioritaire depuis la création des ZEP en 1981.

  • Les difficultés qui se manifestent dès le début du primaire, entravent souvent durablement les parcours des élèves. La division de la taille de classe pour les élèves qui en ont le plus besoin peut enrayer cette dynamique.

  • 12 000 enseignants porteront ce projet. Nous réussirons en réorientant entre 6 000 postes à 10 000 postes des 60 000 postes créés au cours du quinquennat actuel. Par ailleurs, à l'échelle du quinquennat, nous créerons entre 4 000 postes et 5 000 postes.

Objectif 3 : Renforcer l’accompagnement et les dispositifs d’orientation au collège et au lycée.

Aujourd’hui : le collège échoue trop souvent à corriger les inégalités apparues dès l’école primaire, et de trop nombreux jeunes quittent l’enseignement secondaire sans diplôme ou souffrent de mauvais choix d’orientation.

Demain : le collège et le lycée offriront des parcours beaucoup plus individualisés pour les élèves et leur orientation sera bien plus informée.

  • Nous proposerons à tous un accompagnement après la classe. 

Une part importante des inégalités scolaires se joue en effet en dehors de la salle de classe. Le risque du développement d’une école à deux vitesses bafoue les fondements de nos principes républicains. Au collège, nous reviendrons donc sur l’abandon, en 2015 (hors zones prioritaires), du dispositif d’accompagnement éducatif après la classe.

  • Nous proposerons, comme en primaire, des stages de remise à niveau pour les collégiens les plus en difficulté.

  • Nous remettrons des études dirigées partout dans les établissements.

Nous mobiliserons les enseignants et des bénévoles. Dans le parcours de tous les étudiants de France, il y aura un trimestre dédié à cette activité. 

  • Nous formerons, sur la durée du quinquennat, 1 million de jeunes aujourd’hui sans qualification ni activité.

Nous financerons cela dans le cadre du plan d'investissement.

 

Objectif 4 : Garantir à chaque jeune Français une insertion professionnelle réussie.

Aujourd’hui : le taux de chômage varie presque du simple au double selon que le bac professionnel a été obtenu en apprentissage ou non. Alors que l'apprentissage favorise la réussite aux examens, et l'intégration sur le marché du travail, moins d'un lycéen professionnel sur 5 obtient son diplôme en apprentissage.

Demain : développer l'alternance et l'apprentissage afin de lutter contre le chômage endémique qui frappe les moins de 25 ans. Le développement de l'alternance devra s’accompagner de dispositifs ambitieux de suivi et d’accompagnement.

  • Nous ferons un effort massif pour l'apprentissage.

Nous développerons les périodes de pré-apprentissage, et les filières en alternance dans tous les lycées professionnels. Nous impliquerons pleinement les branches professionnelles dans la définition des programmes et l'organisation des formations. Nous simplifierons les démarches pour les entreprises et les jeunes, et affecterons l'ensemble de la taxe d'apprentissage à son financement. 

 

Objectif 5 : Renforcer et encourager l’autonomie des établissements pour favoriser l’adaptation aux besoins de leurs élèves et aux situations locales et stimuler l’innovation.

Aujourd’hui : les chefs d’établissement et les équipes pédagogiques bénéficient de peu de latitude pour individualiser les parcours et s’adapter au contexte local. Une part d’autonomie existe mais, en pratique, les nombreuses circulaires et instructions entravent largement les marges de manœuvre et ils ne sont pas suffisamment accompagnés.

Demain : les chefs d’établissements et leurs équipes auront davantage de liberté dans l’élaboration de leur projet pédagogique, en contrepartie d’une responsabilisation accrue et d’une évaluation plus régulière.

  • Nous donnerons l’initiative aux établissements. Concrètement, cela signifiera :

  • Pour les écoles primaires, laisser aux communes – en lien étroit avec les écoles de leur territoire – le soin d’organiser le temps périscolaire sans contrainte.

  • Pour les collèges, rendre possible le rétablissement de parcours bilangues en 6ème et de parcours européens. Nous laisserons une part d’autonomie de recrutement pour les établissements de l’éducation prioritaire.

  • Au lycée, revoir la forme du baccalauréat (4 matières obligatoires à l'examen final et le reste en contrôle continu) afin de rendre possible de nouvelles formes d’organisation du temps scolaire et de nouveaux parcours, qui prépareront mieux à la poursuite d’études et à l’insertion professionnelle.

  • Nous accompagnerons l’autonomie des établissements de diagnostics réguliers et si besoin de mesures d’accompagnement spécifiques.

Chaque collège et chaque lycée bénéficiera d’un diagnostic tous les 3 ans. Celui-ci portera sur l’ensemble des missions d’un établissement (enseignement, progrès des élèves, projets pédagogiques, infrastructures...). Il mobilisera l’équipe de direction conduite par le chef d’établissement, l’équipe pédagogique, les parents et les élèves seront également entendus. Les éléments de ce diagnostic pourront être opposables au ministère ou aux collectivités dans le cadre des engagements qui sont les leurs auprès des établissements.

 

La culture définit ce que nous sommes.

Elle construit un langage commun et permet de sortir des assignations à résidence que créent les origines sociales. C’est pourquoi notre projet est culturel : c’est un projet d’émancipation, une réponse aux barrières invisibles que crée la société.

Notre culture, et la langue française qui en est la matrice, sont une source de rayonnement international.

Notre pays est réputé pour ses monuments, ses institutions culturelles, la vitalité de sa création, ses festivals, ses filières d’excellence. La France a su bâtir une politique culturelle aux résultats remarquables. Le soutien au cinéma ou le prix unique du livre sont des références.

Objectif 1 : Donner le goût de la culture

Aujourd’hui, moins d’un enfant sur deux a accès aux actions d’éducation artistique et culturelle. C’est pourtant dans les premières années de la vie que se crée le désir de culture.

Demain, la priorité du quinquennat en la matière sera d’ouvrir l’accès à la culture et aux pratiques artistiques dès le plus jeune âge et de prolonger cet effort vers les jeunes et les familles.

  • 100% des enfants auront accès aux actions d’éducation artistique et culturelle. 

Les projets d’initiation à la pratique artistique collective (orchestres, chorales, troupes de théâtre) ou de rencontre avec des œuvres et des artistes seront encouragés.

  • Ouvrir les bibliothèques le soir et le dimanche. 

Les bibliothèques sont ouvertes 41h par semaine dans les grandes villes de France, contre 98h à Copenhague. C’est une inégalité fondamentale : ce sont ceux qui n’ont pas accès, chez eux, à la lecture ou à une activité culturelle, qui en pâtissent le plus. Dans une logique de contractualisation avec les collectivités locales, l’État prendra à sa charge les dépenses supplémentaires liées à l’ouverture en soirée et le dimanche des bibliothèques municipales et poursuivra le plan de mobilisation en direction des bibliothèques universitaires.

  • Créer un Pass Culture de 500 € pour tous les jeunes de 18 ans, qui leur permettra, via une application, d’accéder aux activités culturelles de leur choix : musée, théâtre, cinéma, concert, livres ou musique enregistrée. Il sera cofinancé par les distributeurs et les grandes plateformes numériques, qui bénéficieront du dispositif.

Objectif 2 : Soutenir les artistes et la création

Aujourd’hui, l’offre de spectacles et de biens culturels est abondante et sa diffusion bénéficie des effets démultiplicateurs permis par le numérique.

Demain, nous ferons évoluer le modèle de soutien à la création pour qu’il réponde à la nécessité de préserver la diversité culturelle dans un monde qui change.

  • Favoriser la diffusion du spectacle vivant notamment en multipliant les spectacles coproduits et adapter le soutien au cinéma et à l’audiovisuel aux nouveaux formats.

  • Pérenniser et adapter le statut d’intermittent du spectacle, qui est un outil au service de la politique culturelle ; revoir la formation initiale des artistes par l’interdisciplinarité, les troncs communs entre écoles d’art, la mobilité internationale.

  • Investir dans les industries créatives et culturelles françaises en créant un fonds d’investissement dédié de 200 millions d’euros.

 

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