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Rénover notre démocratie

Les Français n’attendent pas de grand soir constitutionnel ou de VIème République. Ils attendent que les pratiques de leurs responsables publics deviennent plus représentatives, plus responsables et plus efficaces. Ils souhaitent enfin que la politique reste une vocation et non une profession et qu’un renouvellement régulier des élus et de ceux qui les entourent soit assuré. Une politique en manque de confiance. Les Français s'engagent. Le taux de participation aux élections présidentielles n’a pas baissé depuis soixante ans : il était de 80% au deuxième tour en 2012. 375 000 citoyens sont conseillers municipaux à titre bénévole. 16 millions de Français s’engagent comme bénévoles… Mais la défiance envers les politiques n’a jamais été plus grande. Une politique en manque d’efficacité. Chaque loi nécessite presque un an de débats parlementaires. Des procédures trop lentes engendrent des textes trop complexes, mal maîtrisés. Ainsi, le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissante verte, déposé au Parlement avec 64 articles, en faisait 215 à sa promulgation . La politique est devenue une profession réglementée : Au gouvernement : 90% des ministres de la Vème République jusqu’ici étaient des hommes. Au Parlement : 40% des députés français le sont depuis plus de 10 ans. Dans les syndicats : moins de 5% des adhérents des grandes confédérations syndicales ont moins de 30 ans.  
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Ce que nous proposons :

  •  Un personnel politique qui représente les Français.

 

  • Nous instaurerons le non-cumul des mandats dans le temps. On ne pourra exercer plus de trois mandats identiques successifs.
  • Nous modulerons le financement des partis politiques en fonction du renouvellement des candidats investis par le parti.
  • Nous ouvrirons les postes d’autorité dans l’Etat à toute personne pouvant justifier d’une expérience et d’une compétence utiles au service de l’État, notamment au travers de l’exercice de responsabilités politiques.
  • Nous supprimerons le régime spécial de retraites des parlementaires. Ils seront rattachés au régime général.
  • Nous prévoirons que les nouveaux ministres, immédiatement après leur nomination, soient auditionnés par la commission permanente de l’Assemblée nationale compétente pour leur portefeuille.

 

  • Des élites plus responsables.

Nous exigerons des comptes.

Aujourd’hui, le principal danger pour la démocratie est la persistance de manquements à la probité parmi des responsables politiques, dont le comportement est indigne de la charge de représentant du peuple.

Demain, les responsables politiques devront rendre des comptes. Sur leurs entourages et la façon dont ils utilisent l’argent public. Sur leur probité personnelle, car si on ne peut être fonctionnaire lorsqu’on ne dispose pas d’un casier judiciaire B2 vierge, on ne devrait pas non plus pouvoir être parlementaire. Sur leur politique, surtout, parce que les Français demandent de la clarté.

 

  • Le Président de la République présentera son bilan national et européen une fois par an devant le Congrès. 
  • Nous demanderons aux parlementaires qui soutiennent notre action de mettre en place des dispositifs innovants d’évaluation du travail parlementaire (jurys citoyens, compte-rendus de mandat via les réseaux sociaux,...) 
  • Nous exigerons la probité de nos hommes politiques :
  • Interdiction pour les élus et tout gestionnaire de deniers publics de recruter des membres de leur famille comme assistants parlementaires.
  • Contrôle de l’utilisation de leurs indemnités par les parlementaires. L’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) sera intégrée à l’indemnité parlementaire en tant que telle et, à ce titre, fiscalisée.

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